La semaine dernière, nous sommes retournés à Jamison Square avec George, Julia, Kate et Dylan, pour profiter des derniers jours de chaleur. Quand je regarde mes photos, j’ai du mal à croire qu’il ne s’est écoulé que quelques jours depuis notre dernier PN en maillot de bain. Il fait 15 degrés (Celsius) de moins aujourd’hui.
Nous sommes évidemment repassés chez Sip and Kranz, pour la dernière glace à l’orange de l’année (bon, ça, cela reste à voir : depuis que j’habite ici, je ne me dis plus que les glaces c’est pour l’été). Enfin, moi, j’ai commandé une consommation beaucoup plus saine ! J’ai osé le wheat grass juice. Après vérification, ce n’est pas du jus de germe de blé, mais de jus d’herbe tout court. J’ai eu quelque appréhension lorsque le serveur m’a offert un petit verre de jus de pomme, sans franchement me dire que cela ferait passer le goût. On ne me l’a fait pas : ce genre de ruse n’est utilisée que pour l’ingestion de médicaments. Mais à lire les prouesses du wheat grass juice, c’est bien de cela qu’il s’agit.
Le jus d’herbe de blé est censé avoir des vertus de :
- désintoxication de l’organisme
- reconstruction cellulaire et du système circulatoire
- stabilisation du taux de sucre et de cholestérol dans le sang
- fortification du système immunitaire
- amélioration de la vitalité, de l’endurance, de la formule sanguine
- enrichissement du système nerveux
- aide à une bonne digestion et à l’assimilation des aliments
- cicatrisation – purification du sang – etc.
Et tout ça grâce aux bienfaits de la chlorophylle ! C’est peut-être pour cette raison finalement que ma sœur a fait des cures de chewing gums ; la cachottière.
Bon, je mets fin au suspense : ce n’est pas très bon, mais c’est tout à fait buvable (et moins douloureux que la course à pied…). Un goût de pelouse mâchouillée, avec une pointe de poivre. Le problème, c’est que je n’ai ni vraiment envie de cultiver mon herbe de blé et de la passer à la centrifugeuse (j’ai horreur de nettoyer ce genre de machine), ni l’intention de venir régulièrement chez Sip and Kranz. Je ne vais donc plus pouvoir reculer encore longtemps devant la (re)prise du sport… Passée la trentaine, il est temps que j’arrête de compter sur mon seul héritage génétique. Je n’aurai la chance de ressembler à mes parents dans une vingtaine d’années que si je bouge un peu plus que le bout de mes doigts. Demain peut-être…