Je suis en général plutôt douée pour cultiver les souvenirs, au détriment parfois de la vie quotidienne. Exemple stupide : Sur une plage d’Oregon, je ne peux pas m’empêcher de penser - ah, Tjesno et les îles croates de mon enfance (enfin, à l’époque c’était encore la Yougoslavie). Je me souviens souvent des détails les plus insignifiants, de la couleur du pull que je portais le 15 novembre 1999. J’ai beaucoup mal à jeter les choses, les tickets de cinéma (bon, ces derniers temps, je n’y vais qu’une fois par an…), les cartes de vœux…Bizarrement pourtant, je n’ai pas vraiment gardé les premiers gribouillis de George, ni dressé une liste méthodique de ses premiers mots. Bon, je conserve quand même quelque part au Poislay, dans une petite boîte, ses premières boucles coupées par le coiffeur.Ce matin, en l’écoutant discuter devant son bol de mighty bites (ses céréales préférées), je me suis donc dit qu’il fallait que je fasse un effort pour ne pas oublier ses « bons mots ». Je ne traduis pas parce que je ne veux pas déformer la pensée de l’auteur.Contexte : Edward lit le journal et fait un commentaire sur l’Irak. Deux minutes plus tard.
G : Actually, I don’t like this world. It is full of big trees and stinky garbage.
E: Really? Where?
G: Everywhere people live.
E: We could help make the world cleaner.
G: Oh yeah, maybe you can start while I am at school.
Voilà, sa sensibilité écologique peut encore progresser !