Nous y sommes. Pas moyen d’y échapper. Ca sent vraiment la fin de l’été et je ne suis évidemment pas prête pour la grisaille. Près de trois mois de soleil, sans fausse note. Les vrais oregoniens attendent presque la pluie avec impatience. Il paraît que l’on peut se lasser du beau temps. Edward, en tous cas, lorsqu’il vivait à San Francisco ressentait l’absence de températures contrastées, le manque de vraies saisons. Moi, plus je vieillis et plus j’appréhende l’arrivée de l’automne et des nuits précoces. Quand j’étais petite, j’avais au moins l’excitation de la rentrée scolaire.Je sais bien qu’une fois que la grisaille s’installera, ce sera comme s’il n’avait jamais existé d’autre état. Une fois que j’aurai remis des chaussettes et caché la marque de mes tongs, je n’aurai plus idée de ressortir nus pieds. Mais ce soir, je regarde mes pieds et je ne me fais pas à l’idée que demain sans doute je devrai les enfermer dans des trucs qui grattent.L’Oregon, l’été, c’est le paradis. De ces derniers mois ici, je garderai en tête :
Les PN et les concerts dans l’herbe,
Les lacs (Clear, Wallowa et Trillium)
Le wild wild West,
Et les premières expériences de camping pour George et Julia.