
La photo n’est pas terrible, mais avant de la manger, la tarte était plutôt belle, alors que la présentation, ce n’est pas nécessairement mon fort. En fait, ce n’est pas vraiment une tarte : en anglais, elle s’appelle lemon-rapsberry shortbread. A la différence d’une tarte, la pâte sablée n’est qu’au fond. Du coup, pour pouvoir la démouler sans la démolir, il vaut mieux avoir un moule avec fond démontable (ma terminologie des ustensiles culinaires n’est pas vraiment rigoureuse…). Ce que j’aime dans cette recette, c’est que non seulement la tarte est bonne (cela va de soi), mais en plus c’est un dessert qui semble assez sophistiqué alors qu’il n’y a pas plus facile et plus rapide à réaliser. Enfin – et pour une paresseuse comme moi, c’est un point important – c’est une tarte qui se fait sans rouleau à pâtisserie. Résultat : pas besoin de plan de travail plein de farine et presque rien à nettoyer ! En bref, tout pour plaire.
400g framboises (surgelées ou non) / 2 citrons / 150g beurre / 250g sucre en poudre / 240g farine / 3 œufs
1- Si vous utilisez des framboises congelées, les laisser décongeler dans une passoire (pour éviter que la tarte ne soit trop mouillée).
2- Mélanger avec les doigts le beurre (pas trop dur), 100 g de sucre et 200g de farine (comme on ferait une pâte brisée classique, mais sans ajouter d’eau). Puis aplatir au fond du moule la boule formée, de façon uniforme (avec le poing, ça marche). Si la pâte est trop collante, ajouter un peu de farine.
3- Mettre au four th.7 (préchauffé…) pour 20 minutes. 4- Sortir la pâte du four et mettre sur th.6 pour la suite. Repartir les framboises sur le fond.
5- Battre les œufs avec 150g de sucre, le jus et le zeste des deux citrons et 35g de farine. Verser cette crème sur les framboises.
6- Faire cuire (th.6) pendant environ 30 minutes (jusqu’à ce que la crème au citron semble assez ferme).
7- Laisser refroidir. Saupoudrer de sucre glace pour faire joli.
Dimanche soir, j’ai invité une amie pour dîner : j’ai fait une soupe carottes-panais rôtis-gingembre (je donnerai la recette un autre jour si cela intéresse qui que ce soit), acheté du bon pain et du bon fromage (mais oui c’est possible à Portland) et servi la tarte en dessert. Je crois qu’Heidi reviendra chez nous. Mais je me dois évidemment d’être à la hauteur de la réputation culinaire française. L’ironie, c’est que les recettes que je préfère ou dont je m’inspire sont le plus souvent anglaises ou américaines.