Cueillette

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Le temps passe. Nous sommes allés cueillir des myrtilles hier à Sauvie Island avec Fran, Kate, Dylan, George et Julia, comme l’année dernière, fin juillet. Mais l’année dernière, Julia ne tenait même pas assise. Avant de l’installer dans mon porte-bébé, je l’avais allongée dans le coffre – propre pour une fois – de la voiture. Hier, elle était à la parfaite hauteur pour attraper les myrtilles et passer entre les buissons. Et elle en a bien profité, gourmande comme elle est ! On se demande de qui elle tient…

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Choisir

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Oh la la, très très longtemps que je n’ai pas écrit ici. Je pensais revenir vers le blog à la fin du semestre à Portland State University. Je pensais que j’aurais beaucoup de temps sans cours à prépaper… La seule différence en fait c’est que je ne travaille plus jusqu’à minuit et que je me vautre davantage devant la TV une fois les enfants couchés. Ah si, j’ai aussi commencé la gym depuis 3 semaines : je ne suis que le cours de Beach Body (tout un programme non ?). Je n’avais pas fait de sport depuis 5 ans !!! Au premier cours, j’avais juste emporté dans ma poche ma carte d’assurance médicale (en cas de crise cardiaque). Julia ne me laisse que quelques minutes de temps libre durant la journée : elle se lève le matin vers 5h45 mais n’en fait pas pour autant de bonnes siestes. Une fois réveillée, c’est une tornade, qui passerait son temps à manger de la terre et des plantes, à se jeter du haut des escaliers en pierre, à essayer de grimper sur le vélo de son frère…Donc voilà, pas beaucoup de temps et des choix à faire : préparer un plan de cours pour l’année prochaine (Transitions to Democracy), écrire un nouvel article, aller à la gym (maintenant que ça fait moins mal, surtout ne pas arrêter) et bien sûr repassage et ménage (qui ne me laissent jamais tranquille…). La semaine dernière,  j’ai aussi fait un choix ici. Pour la première fois, j’ai pu voter à Portland pour les élections présidentielles. J’ai même, comme scrutateur, fait le compte des voix pour les candidats. Le 5 Mai (oui, on vote avant tout le monde), je serai assesseur : 12 heures sur place et je verrai défiler les Français d’Oregon.

Des choix, toujours des choix !

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Halloween: le difficile choix des costumes

En 2005, George avait 3 ans et n’avait pas du tout envie de se déguiser. Pour Halloween, sans vraiment lui demander son avis, je lui ai acheté un costume de vache et avec ses petites cornes et sa cloche autour du cou, il a attendri plus d’une sorcière.Cette année, George a des idées beaucoup plus arrêtées et des goûts bien affirmés. Il n’aime toujours pas trop les déguisements et le maquillage, à une exception près toutefois: la thématique ferroviaire. Pour ceux qui l’ignoreraient encore, depuis presque deux ans, George est fan – le mot est faible – de « Thomas the tank engine », le petit train bleu imaginé par un révérend britannique il y a plus de 60 ans. Il partage sans doute cette passion avec la majorité des petits garçons anglo-saxons. George voulait donc évidemment être Thomas pour Halloween. Mais moi il ne me plaisait pas trop ce costume Thomas que l’on pouvait trouver dans tous les grands magasins. Et comme je sais à peine recoudre un bouton, il n’était pas question que je lui en fabrique un original. Résultat, après d’âpres négociations et de nombreux essayages, George a dû porter plusieurs costumes le même jour ! Heureusement qu’il était invité à plusieurs fêtes. En photos, cela donne cela :

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Julia, quant à elle, n’a pas encore son mot à dire la pauvre. L’on ne saura donc jamais si elle s’est trouvée ridicule en petite coccinelle.

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Encore deux ou trois ans avant de vouloir être une princesse rose bonbon… D’ici , je serai peut-être un peu plus souple (ou pas).

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Le temps des citrouilles

Difficile d’échapper à l’assaut des cucurbitacées à cette époque de l’année. A l’approche d’Halloween, nous n’avons même pas essayé de résister à la tendance. Ignorer les citrouilles en ce moment, ce serait comme refuser toute décoration de Noël en décembre. Entre ses deux écoles et les sorties avec ses copains, George a donc visité quatre « pumkin patches », avec une préférence pour Lee Farm (http://www.leefarmsoregon.com/pumpkin_patch.htm).

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Il ne reste plus à Edward qu’à sculpter nos Jack-O-Lanterns.

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Tarte framboises-citron

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La photo n’est pas terrible, mais avant de la manger, la tarte était plutôt belle, alors que la présentation, ce n’est pas nécessairement mon fort. En fait, ce n’est pas vraiment une tarte : en anglais, elle s’appelle lemon-rapsberry shortbread. A la différence d’une tarte, la pâte sablée n’est qu’au fond. Du coup, pour pouvoir la démouler sans la démolir, il vaut mieux avoir un moule avec fond démontable (ma terminologie des ustensiles culinaires n’est pas vraiment rigoureuse…). Ce que j’aime dans cette recette, c’est que non seulement la tarte est bonne (cela va de soi), mais en plus c’est un dessert qui semble assez sophistiqué alors qu’il n’y a pas plus facile et plus rapide à réaliser. Enfin – et pour une paresseuse comme moi, c’est un point important – c’est une tarte qui se fait sans rouleau à pâtisserie. Résultat : pas besoin de plan de travail plein de farine et presque rien à nettoyer ! En bref, tout pour plaire.

400g framboises (surgelées ou non) / 2 citrons / 150g beurre / 250g sucre en poudre / 240g farine / 3 œufs

1-     Si vous utilisez des framboises congelées, les laisser décongeler dans une passoire (pour éviter que la tarte ne soit trop mouillée).

2-     Mélanger avec les doigts le beurre (pas trop dur), 100 g de sucre et 200g de farine (comme on ferait une pâte brisée classique, mais sans ajouter d’eau). Puis aplatir au fond du moule la boule formée, de façon uniforme (avec le poing, ça marche). Si la pâte est trop collante, ajouter un peu de farine.

3-     Mettre au four th.7 (préchauffé…) pour 20 minutes. 4-     Sortir la pâte du four et mettre sur th.6 pour la suite. Repartir les framboises sur le fond.

5-     Battre les œufs avec 150g de sucre, le jus et le zeste des deux citrons et 35g de farine. Verser cette crème sur les framboises.

6-     Faire cuire (th.6) pendant environ 30 minutes (jusqu’à ce que la crème au citron semble assez ferme).

7-     Laisser refroidir. Saupoudrer de sucre glace pour faire joli.

 Dimanche soir, j’ai invité une amie pour dîner : j’ai fait une soupe carottes-panais rôtis-gingembre (je donnerai la recette un autre jour si cela intéresse qui que ce soit), acheté du bon pain et du bon fromage (mais oui c’est possible à Portland) et servi la tarte en dessert. Je crois qu’Heidi reviendra chez nous. Mais je me dois évidemment d’être à la hauteur de la réputation culinaire française. L’ironie, c’est que les recettes que je préfère ou dont je m’inspire sont le plus souvent anglaises ou américaines.

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Wheat grass juice

La semaine dernière, nous sommes retournés à Jamison Square avec George, Julia, Kate et Dylan, pour profiter des derniers jours de chaleur. Quand je regarde mes photos, j’ai du mal à croire qu’il ne s’est écoulé que quelques jours depuis notre dernier PN en maillot de bain. Il fait 15 degrés (Celsius) de moins aujourd’hui.

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Nous sommes évidemment repassés chez Sip and Kranz, pour la dernière glace à l’orange de l’année (bon, ça, cela reste à voir : depuis que j’habite ici, je ne me dis plus que les glaces c’est pour l’été). Enfin, moi, j’ai commandé une consommation beaucoup plus saine ! J’ai osé le wheat grass juice. Après vérification, ce n’est pas du jus de germe de blé, mais de jus d’herbe tout court. J’ai eu quelque appréhension lorsque le serveur m’a offert un petit verre de jus de pomme, sans franchement me dire que cela ferait passer le goût. On ne me l’a fait pas : ce genre de ruse n’est utilisée que pour l’ingestion de médicaments. Mais à lire les prouesses du wheat grass juice, c’est bien de cela qu’il s’agit.

Le jus d’herbe de blé est censé avoir des vertus de :

  • désintoxication de l’organisme
  • reconstruction cellulaire et du système circulatoire
  • stabilisation du taux de sucre et de cholestérol dans le sang
  • fortification du système immunitaire
  • amélioration de la vitalité, de l’endurance, de la formule sanguine
  • enrichissement du système nerveux
  • aide à une bonne digestion et à l’assimilation des aliments
  • cicatrisation – purification du sang – etc.

Et tout ça grâce aux bienfaits de la chlorophylle ! C’est peut-être pour cette raison finalement que ma sœur a fait des cures de chewing gums ; la cachottière.

Bon, je mets fin au suspense : ce n’est pas très bon, mais c’est tout à fait buvable (et moins douloureux que la course à pied…). Un goût de pelouse mâchouillée, avec une pointe de poivre. Le problème, c’est que je n’ai ni vraiment envie de cultiver mon herbe de blé et de la passer à la centrifugeuse (j’ai horreur de nettoyer ce genre de machine), ni l’intention de venir régulièrement chez Sip and Kranz. Je ne vais donc plus pouvoir reculer encore longtemps devant la (re)prise du sport… Passée la trentaine, il est temps que j’arrête de compter sur mon seul héritage génétique. Je n’aurai la chance de ressembler à mes parents dans une vingtaine d’années que si je bouge un peu plus que le bout de mes doigts. Demain peut-être… 

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Paroles de George

Je suis en général plutôt douée pour cultiver les souvenirs, au détriment parfois de la vie quotidienne. Exemple stupide : Sur une plage d’Oregon, je ne peux pas m’empêcher de penser  - ah, Tjesno et les îles croates de mon enfance (enfin, à l’époque c’était encore la Yougoslavie). Je me souviens souvent des détails les plus insignifiants, de la couleur du pull que je portais le 15 novembre 1999. J’ai beaucoup mal à jeter les choses, les tickets de cinéma (bon, ces derniers temps, je n’y vais qu’une fois par an…), les cartes de vœux…Bizarrement pourtant, je n’ai pas vraiment gardé les premiers gribouillis de George, ni dressé une liste méthodique de ses premiers mots. Bon, je conserve quand même quelque part au Poislay, dans une petite boîte, ses premières boucles coupées par le coiffeur.Ce matin, en l’écoutant discuter devant son bol de mighty bites (ses céréales préférées), je me suis donc dit qu’il fallait que je fasse un effort pour ne pas oublier ses « bons mots ». Je ne traduis pas parce que je ne veux pas déformer la pensée de l’auteur.Contexte : Edward lit le journal et fait un commentaire sur l’Irak. Deux minutes plus tard.

G : Actually, I don’t like this world. It is full of big trees and stinky garbage.

E: Really? Where?

G: Everywhere people live.

E: We could help make the world cleaner.

G: Oh yeah, maybe you can start while I am at school.

Voilà, sa sensibilité écologique peut encore progresser !

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La fin de l’été

Nous y sommes. Pas moyen d’y échapper. Ca sent vraiment la fin de l’été et je ne suis évidemment pas prête pour la grisaille. Près de trois mois de soleil, sans fausse note. Les vrais  oregoniens attendent presque la pluie avec impatience. Il paraît que l’on peut se lasser du beau temps. Edward, en tous cas, lorsqu’il vivait à San Francisco ressentait l’absence de températures contrastées, le manque de vraies saisons. Moi, plus je vieillis  et plus j’appréhende l’arrivée de l’automne et des nuits précoces. Quand j’étais petite, j’avais au moins l’excitation de la rentrée scolaire.Je sais bien qu’une fois que la grisaille s’installera, ce sera comme s’il n’avait jamais existé d’autre état. Une fois que j’aurai remis des chaussettes et caché la marque de mes tongs, je n’aurai plus idée de ressortir nus pieds. Mais ce soir, je regarde mes pieds et je ne me fais pas à l’idée que demain sans doute je devrai les enfermer dans des trucs qui grattent.L’Oregon, l’été, c’est le paradis. De ces derniers mois ici, je garderai en tête :

Les PN et les concerts dans l’herbe,

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Les lacs (Clear, Wallowa et Trillium)

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Le wild wild West,

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Et les premières expériences de camping pour George et Julia.

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Emploi du temps

Ca y est, c’est la rentrée. J’ai mon nouvel emploi du temps ! Le lundi, je laisse Julia chez Homa, sa nounou vers 8h30, avant de déposer George à Gabriel Park Cooperative Preschool, où il restera jusqu’à 11h45. A 11h45, je viens le chercher pour l’emmener à Fulton Park, dans son école de l’après-midi. Cette fois, je le récupère à 15h et il nous reste une heure avant de retrouver Julia chez Homa. Le mercredi et le vendredi, même programme pour George, tandis que Julia est à la maison. Le mardi et le jeudi : George et Julia restent avec moi et l’on s’occupe le mieux que l’on peut… Portland offre heureusement une source d’activités inépuisable pour les enfants.

Donc, c’est bien la rentrée. George ira certes dorénavant dans deux écoles et Julia va commencer à découvrir les joies de la vie en collectivité. Mais je n’aurai pourtant que très peu de temps seule : le lundi de 9h30 à 11h30 ( si je n’ai pas à travailler dans l’école coopérative) et de 12h45 à 14h45. Non, je ne me plains pas. J’ai la chance de pouvoir profiter de mes enfants, de les emmener au parc tous les jours – s’il ne pleut pas, ce qui réduit considérablement le nombre de jours possibles dans l’Oregon – d’aller à la piscine, au musée pour enfants ou au zoo chaque semaine. Mais ce n’est pas facile d’écrire un article sur la procédure budgétaire du Congrès américain par tranche de deux heures. Evidemment, il me reste les soirées. Curieusement, après la préparation du dîner, la routine du coucher puis la vaisselle, je ne suis plus très attirée par les finances publiques. Bizarre non ?

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Jamison Square

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Edward est en Europe pour trois semaines et nous avons eu le coeur gros de le voir partir sans nous. George est aussi triste que moi de ne pas pouvoir faire la connaissance de Jean et Claire, ses nouveaux cousins.

Les journées sont un peu longues (d’autant plus qu’elles commencent à 6h). Mais nous ne laissons pas abattre. Nous profitons des derniers jours de vacances. Aujourd’hui, PN à Jamison square, au cœur du Pearl District, où George a pu patauger dans l’une des fontaines de Portland. C’est encore l’été : 28 ºC, George en maillot de bain, une serviette étalée pour avaler nos sandwiches Peanut Butter and Jelly et Julia à l’ombre de son chapeau, en plein centre ville, dans l’un des quartiers les plus prisés des Etats-Unis (Nicolas Cage vient d’y acheter un appartement pour sa mère, c’est un signe non ?!; même le New York Times le dit ; enfin sans parler de Maman Cage).Il va de soi qu’on s’est acheté une glace avant de repartir, chez Sip and Kranz. C’est le nouveau café très – un peu trop – nouveau Portland qui vient d’ouvrir en bord de square : des produits organiques, du vrai bon café (Stumptown), des serveurs plus branchés qu’expérimentés et une salle de jeux pour enfants, pour que les mères puissent siroter leur wheatgrass juice et pianoter un peu sur leur portable. Aujourd’hui, je n’ai lu que les promesses du wheatgrass juice (jus de germe de blé je crois). La prochaine fois j’essaye et si c’est buvable, je vais devenir super saine, et peut-être même centenaire.

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